
33 segments
Regarder sur YouTubeEn ce moment, c'est la commission d'enquête qui reprend autour de France Télévisions. On va faire un petit tour de toutes les hypocrisies, les dénis et le cockblocking qu'ils veulent faire autour de Patrick Sébastien.
Patrick Sébastien dit « Je veux parler, j'ai plein de choses à révéler ! » Radio France, France Télévisions, ils disent comme ça « Non, c'est pas bien qu'il parle ! Faut surtout pas qu'il parle ! Non, non, nous, on ne veut pas, on refuse !
Il n'a rien à voir avec cette commission ! Pourquoi Patrick Sébastien aurait quelque chose à rajouter ? Bah peut-être parce que ça fait 20 ans qu'il a bossé pour vous et que s'il a des trucs à dire en disant « J'ai des trucs à dire !
» C'est peut-être pertinent de l'écouter, non ? Plus plein d'autres hypocrisies sur le déni de leur neutralité. C'est scandaleux qu'ils continuent à être subventionnés, c'est scandaleux qu'ils ne soient pas privatisés ou tout simplement c'est scandaleux qu'ils ne soient pas débranchés.
Parce que c'est nos impôts qui financent ça. Attention, please. Alors, ils ont la trouille, mais alors une vraie panique institutionnelle. Patrick Sébastien veut parler, juste parler, et là, c'est branle-bas de combat.
Le président de la commission, Jérémie Patrier Letu, alors qu'il ne l'est pas, nous explique avec un sérieux ridicule qu'auditionner Patrick Sébastien ferait basculer dans la politique spectacle. Bah si !
Si auditionner un ancien salarié qui a fait 20 ans de la gloire de France Télévisions se transforme en politique spectacle, c'est bien qu'il y a un problème dans France Télévisions, non ? Formidable, le mec qui anime le service public pendant 21 ans serait soudain trop dangereux pour une commission parlementaire.
En réalité, ils savent très bien ce qui se passe. Sébastien dit clairement qu'il a des choses très très claires et très nettes à dire sur Delphine Ernotte et sur le système. Et là, plus personne ne rigole.
Auditionner les journalistes bien sages, bien dociles, aucun problème. Auditionner celui qui connaît la maison de l'intérieur et qui n'a plus rien à perdre, là ça tremble, ça recule, ça invoque le plus grand cabaret du monde comme un argument sérieux.
Le service public a la trouille. À quel moment un président de commission d'enquête parlementaire s'autorise-t-il de sa seule initiative à écarter l'audition d'une personne qui assure détenir des éléments dignes d'intérêt ?
Comment pourrait-on sérieusement contester la légitimité d'un témoin ayant passé des longues années au cœur même du système ? Explosif, attends. Je pense que ce n'est pas disponible. Ah, intéressant. Explosif, la commission d'enquête pointe une forte concentration d'anciens proches du Parti Socialiste dans plusieurs institutions clés.
L'ARCOM, France Télévisions, Radio France, la Cour des comptes, y compris à des postes élevés. Malgré le faible score du PS à la présidentielle, environ 2%, questionné sur ce déséquilibre et sur le cas de Vincent Meslet, Sibyl Veil a refusé de commenter les orientations politiques de sa direction, affirmant n'avoir relevé aucune irrégularité officielle.
Que du copinage. Ils doivent tous être virés. Tous. Le député Charles Alloncle balance tout sur les pressions inacceptables de Yael Browne-Pivet lors de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Elle ose intervenir sur France Inter le jour même de l'audition.
C'est une attaque directe contre l'indépendance du Parlement. La vérité sur les 4 milliards d'euros d'argent public doit éclater. Soutien total à Alloncle qui ne lâche rien face aux intimidations. Échange tendu entre le président macronien Jean Patrier Letu, alors qu'il ne l'est toujours pas, et le rapporteur Alloncle sur l'audiovisuel public.
Patrick Sébastien, star viré du service public, veut témoigner où ils en veulent. Les salariés de Radio France bénéficient en moyenne de 14 semaines de congés payés par an. 14 semaines ! Contre seulement 5 semaines pour la majorité des Français.
Sibyl Veil, présidente de Radio France, justifie ces avantages par des horaires de travail atypiques. Et c'est suffisant pour eux. Je vous rappelle qu'ils sont tous d'ultra-gauche, près du peuple, ultra-pro-diversité LGBT, stop à la gabgie et tout le bazar.
C'est scandaleux. Scandaleux. Je viens de regarder les éditions sur France Télé, je suis fasciné par la position du président de cette commission visiblement mal à l'aise dès que Charles Alloncle pose une question.
Plus ce débat avance et plus je comprends qu'il est juste fait pour enterrer toutes les polémiques et pas pour résoudre les vrais problèmes. Alloncle droit dans ses bottes se bat comme un lion. Bravo monsieur.
On est d'accord qu'ils se foutent littéralement de notre gueule. Allez on écoute. C'était le 23 juin 2024 sur les antennes de France Inter. Je vous rappelle le contexte, nous étions à une semaine du premier tour des élections législatives.
Nous étions en pleine campagne officielle et l'ensemble des candidats et des groupes étaient soumis à une stricte égalité de temps de parole. Vous avez pas moins de 10 chroniqueurs de France Inter qui se sont mis à chanter sur vos antennes, je cite la chanson des gauchos.
Alors je vais vous citer quelques extraits. Car demain si c'est Bardella, c'est fini pour moi, fini pour toi. Il y a encore un peu d'espoir si on se rend à l'isoloir pour glisser un bulletin dans l'urne contre la vague brune.
Il vous annonce que la France revient en oubliant de dire que c'est la France de Pétain. Cette même chanson entonnée par 10 chroniqueurs de France Inter à une semaine des élections législatives de 2024, expliquée et qualifiée de raciste les employés des groupes Bolloré.
Alors je ne vais pas revenir sur les fausses notes, je ne vais pas revenir sur l'humour qui reste à désirer. Mais comment vous expliquez, j'entendais votre directeur qui nous expliquait que c'était des convictions personnelles qu'une dizaine de chroniqueurs de France Inter à une semaine des élections législatives sur l'une des radios les plus écoutées du service public se commettent dans un tel plaidoyer anti-RN.
Comment vous l'expliquez ? En ce qui concerne la chronique dont vous parlez, il s'agissait sans doute, puisque vous avez donné la date, de la dernière émission d'une émission d'humoriste qui avait lieu en public, qui est celle à laquelle participait Guillaume Meurice.
On est revenu sur cet épisode en début de séance, donc je n'y reviens pas. Le registre de cette émission était d'une émission d'humour, une émission qui manipule les différents degrés entre le premier degré, le second degré, les différents registres, l'humour noir, l'humour de toutes ses formes, et y compris sous forme de chanson, qui s'inscrivait dans une tradition de chansonniers qui est d'ailleurs une tradition française qui a une longue histoire.
Tous ces registres ne permettent pas de déduire la ligne éditoriale de France Inter à partir d'une seule chanson tenue par quelques personnes qui occupent un temps d'antenne extrêmement limité sur l'ensemble d'une saison.
C'est dégueulasse, ce genre de réponse. Vous avez cité une chanson, une chanson, ça ne permet pas de citer la ligne éditoriale. Vous voyez ? Vous avez tort. Vous cherchez juste la merde. C'est quand la dernière fois qu'ils ont fait des sketchs et des blagues où ils ont tapé sur la gauche ?
C'est pratique hein ? Non mais c'est juste dans cette émission. C'est exaspérant et énervant et agaçant comment ils se foutent de ta gueule les yeux dans les yeux. C'est hallucinant. Tu ne peux pas discuter avec eux.
C'est pour ça qu'il faut les débrancher. Tout simplement. Et donc on apprend que finalement Patrick Sébastien sera auditionné par la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, annonce son président Jérémie Patrier Letu, finalement il l'est apparemment, dans un communiqué.
L'ex-animateur phare du groupe France Télévisions aurait récemment confié avoir de grandes révélations à faire sur le groupe. Alors maintenant, je serais curieux, est-ce qu'il va les faire ces grandes révélations ?
S'il fait des révélations mitigées, on saura qu'il y aura un énorme chèque qui lui aura été proposé. On verra bien ce que ça va donner. J'ai confiance en Patrick Sébastien pour foutre le poing sur la table.
Je garde espoir. Lors de son audition devant la commission d'enquête de l'audiovisuel public, Françoise Bénadure, présidente du comité d'éthique de Radio France, a reconnu que ce comité se réunit rarement et ne dispose d'aucun moyen réel pour rendre ses avis.
Je répète la phrase, elle est quand même balèze. Elle est présidente du comité d'éthique de Radio France, mais il se réunit rarement et ne dispose d'aucun moyen réel pour rendre ses avis.