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Regarder sur YouTubeÇa y est, enfin, Antoine Daniel sort du silence, il passe une story Instagram de 6 pages pour donner sa réponse, sa vérité, et son son de cloche. On va découvrir ça ensemble, plus deux trois autres bricoles après.
Attention please. Incroyable, je ne m'attendais pas à ce qu'il prenne la parole aussi vite, mais plutôt, mais assez en discrétion, parce qu'on est en story Instagram, c'est même pas en une d'Instagram ou sur d'autres réseaux sociaux ou en vidéo.
C'est en story, donc il dit... Bonjour tout le monde, il fallait que je prenne le temps de réfléchir à comment m'exprimer correctement par rapport à tout ce qui a été dit sur moi ces derniers jours sur les réseaux sociaux.
Dans ces messages, je vais être le plus sincère possible et donner ma version des faits. Je ne cherche pas à vous convaincre, mais porter mon éclairage sur les sujets soulevés. Je vais reprendre la chronologie de ce qu'il s'est passé.
Vendredi midi, un compte Instagram de MEM a publié une story expliquant avoir reçu des témoignages à mon encontre. Ce compte publiait des MEM à mon sujet et expliquait vouloir les supprimer à la suite de ces témoignages pour ne pas me mettre en avant.
Dans son message, il explique que j'aurais été agresseur quand je vivais sur Toulouse envers des très jeunes filles d'entre 14 et 20 ans, que je les menaçais de revenge porn pour éviter qu'elles ne parlent ou que je proposais des compensations pour qu'elles ne disent rien.
Tout ceci est faux de A à Z. Bon, c'était rapide. Tout ceci donc est faux de A à Z. Je ne suis pas du tout quelqu'un d'irréprochable, loin de là, et on y viendra après. Mais pour ce qui est de ces allégations, elles sont fausses et je ne sais pas d'où elles viennent.
Il est difficile de trouver le, de prouver le contraire de ce qui est avancé. Je n'ai jamais eu recours au revenge porn ou à une menace de revenge porn car ce sont des méthodes ignobles. Ce n'est pas ce que je suis.
Je ne comprends d'ailleurs pas en quoi utiliser le revenge aurait été envisageable. Cette méthode n'aurait pu que m'accabler. Ensuite, pour ce qui est des potentielles demandes de compensation financière, bah reviens, vas-y, je change de page tout seul.
Financière, je suppose que la personne évoque dans ce message « Je sais que ça va être peut-être difficile à croire, mais à l'époque, je n'avais plus un rond. J'ai dû demander à des amis de me prêter de l'argent.
Je devais 50 000 euros à l'URSSAF. » 50 000 à l'URSSAF, c'est que t'as bien magouillé et que t'as quand même mis beaucoup d'argent de côté du coup. Généralement, quand on doit de l'argent à l'URSSAF, c'est qu'on a mis pas mal d'argent de côté.
Car j'étais trop con et j'avais trop procrastiné et j'ai vivais sur mes réserves. J'étais en difficulté pour payer mon loyer. Bon, en gros, il a tout flingué en bar, boîte de nuit, alcool et autres. J'imagine que ça doit être plutôt ça.
J'étais en difficulté pour payer mon loyer. Je ne vois même pas comment j'aurais pu proposer une compensation financière à qui que ce soit. Et même si j'avais eu les moyens financiers de le faire... Ah bah oui, donc cette histoire de compensation financière n'était pas possible parce qu'il était broken à l'époque.
Il était pauvre. Et même si j'avais eu les moyens financiers de le faire, je n'aurais jamais eu recours à une telle méthode pour étouffer l'affaire. Et enfin, les potentielles victimes d'agressions de Toulouse, je ne sais pas de qui on parle et encore moins de ce panel d'âge.
Je ne suis pas intéressé par les personnes mineures, elles ne m'attirent pas physiquement. La relation de pouvoir que je pourrais avoir dessus ne m'excite pas. Et je ne sais pas de quoi on parle, je ne sais pas de quoi on aurait pu converser à cette époque sans que je me sente horriblement en décalage avec.
En bref, pour ce qui est du premier poste, je nie tout et je ne sais pas d'où ces allégations viennent. Ensuite, une personne s'est exprimée en réaction à ces premiers messages en expliquant qu'elle avait également été victime et que je lui avais demandé des photos lors d'une discussion.
Cette allégation est vraie. Nous parlions de façon sporadique pendant quelques temps, puis je me suis séparé de ma compagne en 2017 et je me suis dit « Allez, je tente ». J'ai voulu être dans la drague, mais en vérité, j'ai été un énorme bouffon et j'y suis allé comme un bourrin en demandant une photo en plein milieu de la conversation.
Dans mon souvenir, elle m'a rembarré instantanément puis m'a supprimé de partout. J'avais honte de moi et de mon attitude. On peut à juste titre se demander si je suis désolé parce que c'est sorti ou désolé sincèrement car je n'ai rien dit pendant tout ce temps.
Il est malin quand même, il est doué, hein, il est doué notre Antoine. Eh bien, j'ai été défaillant, honteux et craintif. Comme je l'avais prêchat, vous allez voir qu'il va terminer par « Je vise à devenir une meilleure personne » et blablabla, « J'ai beaucoup évolué, j'ai beaucoup travaillé sur moi-même » blablabla.
Se demander si je suis désolé parce que c'est sorti ou désolé sincèrement car je n'ai rien dit pendant tout ce temps. Eh bien, j'ai été défaillant, honteux et craintif. J'aurais dû lui envoyer un message en lui présentant mes plus plates excuses, lui expliquer que j'avais déconné, que je ne l'ai pas fait par pure lâcheté car je ne peux pas l'effacer et je vivrai avec cette honte.
Je paie les conséquences de mon inaction face à ma connerie. Je tiens à dire que nous étions tous les deux majeurs au moment des faits, mais il est vrai que j'étais en position de force par mon statut, position de force que je refusais de voir en face car j'étais trop con et que je suppose que ça m'arrangeait bien sur l'instant.
Dans tous les cas, je prends la totale responsabilité de tout ceci, que ce soit l'action de base et mon inaction à ce sujet qui a suivi. Puis, il y a un autre témoignage qui dit que j'aurais demandé une photo de sein à une fille mineure à l'époque des faits.
Comme je l'ai dit plus tôt, je ne suis pas intéressé par les filles de ces âges-là et je ne l'ai jamais été. Je ne veux pas accuser cette personne de faux témoignages, je me demande s'il est possible qu'il y a très longtemps, l'abruti fini que j'étais ait pu faire des blagues graveleuses sur le sujet qui auraient été interprétées comme une demande sérieuse.
J'ai pu être un bouffon qui pouvait communiquer de la sorte avec des inconnus et si c'est le cas, tout est de ma faute. J'étais la grande personne et cela n'excuse en rien mon attitude à cette époque. Je ne remettrai jamais en question le traumatisme engendré par ce genre de conversation malvenue, pas drôle, sexiste et de très mauvais goût.
Si j'ai vraiment envoyé des messages pouvant laisser penser que je faisais cette requête au premier degré, j'ai énormément honte de ne pas m'en souvenir et je certifie que ce n'était pas mon intention.
Enfin, je voulais faire le point sur ma position actuelle. Je ne suis pas exempt de reproches, mais je m'éduque sur les problématiques sexistes et systémiques. De toute façon, c'était la seule issue, c'était la seule porte de sortie possible.
A chaque fois, c'est toujours pareil. Pour avoir regardé énormément de dramas, surtout aux Etats-Unis, le côté « je suis en développement personnel, je me renseigne sur tout ça, blablabla », c'est la seule porte de sortie valable.
Maintenant, à voir comment va réagir ses collègues, comment va réagir ses copains, comment va réagir sa communauté. Mais au final, il y a de grandes chances qu'il ne se passe pas grand-chose. Au final, on dit « ouais, c'est bon, il s'est excusé, il a dit qu'il allait être une meilleure personne, c'était il y a longtemps, c'est pas grave ».
« Par contre, vous voyez l'autre là, il y a 24 ans, il a dit ça, je le savais ! Il faut le dégager de partout ! » J'ai hâte de voir à peu près les réactions à la prise de parole de Antoine Daniel. Bref, j'en étais où ?
Reprenons notre sérieux deux secondes. Blablabla, blablabla. « Je voulais faire le point sur ma position actuelle. Je ne suis pas exempt de reproches, mais je m'éduque sur les problématiques sexistes et systémiques.
J'essaie de m'améliorer et de changer, et j'estime que je continuerai d'apprendre toute ma vie à ce sujet. » Voilà, développement personnel, « je vise à devenir une meilleure personne », blablabla, le truc habituel.
« Mais oui, j'ai déjà